Lundi 8 juin 2009 1 08 /06 /2009 18:54

OUI, monsieur Pascal MONTECOT, maire de notre petite commune de Pélissanne (mitoyenne avec Salon de Provence) n’a que faire, que ses concitoyens à mobilité réduite, se déplaçant avec un fauteuil roulant, ne puissent lire les informations (permis de construire, avis de dépôts) affichées sur les panneaux situées devant « sa » mairie !

Pourtant l’accessibilité à ce qui fait parti du « domaine public » est encadrée par une loi ! Et la non accessibilité à des informations (entre autre demande de permis de construire) qui peuvent avoir des conséquences sur la vie quotidienne d’un citoyen, de surcroit handicapé, ne peut  être dissociée de cette loi.

Etre contraint de faire référence à la loi, pour ce qui devrait être naturel, être un minimum de respect à l’égard de ces citoyens déjà pénalisés, donne un petit aperçu de la mentalité du premier magistrat de la commune !

 

Le 30 mai je lui ai adressé par courriel mon article « promoteurs immobiliers et grandes entreprises » au bas duquel j’avais ajouté le problème posé par ces panneaux d’affichages situés devant sa Mairie, et notamment de  l’impossibilité pour la quasi-totalité des Pélissannais de prendre connaissance de toutes les publications, puisque certaines étaient situées à deux mètres du sol.

 

A ce jour les panneaux sont toujours à la même hauteur, rien n’a été fait. Pourquoi ?

L’OBJET DU DELIT :

 

 Du sol au bas des panneaux : 1,15 m – du sol en haut des panneaux : 2,00 m

 

Et si un de nos concitoyens à mobilité réduite, une association, déposaient plainte pour non respect de la loi.

  • L'arrêté du 15 janvier 2007 porte application du décret no 2006-1658 du 21 décembre 2006 relatif aux prescriptions techniques pour l’accessibilité de la voirie et des espaces publics.

Un plan de mise en accessibilité par commune avant 2010  

Les communes ou établissements publics de coopération intercommunale compétents doivent établir un plan de mise en accessibilité de la voirie et des aménagements des espaces publics avant le 23 décembre 2009 (trois ans après la date de parution du décret). [

Celui-ci doit préciser les conditions et délais de réalisation des équipements et aménagements prévus.

Signalétique et systèmes d’information, hors signalisation routière  ]

Les informations visuelles apposées sur le mobilier urbain et destinées à l’indication des lieux ou à l’information du public peuvent être doublées par un signal sonore. Les informations visuelles sont facilement compréhensibles, lisibles en toutes conditions, y compris d’éclairage, visibles en position debout comme en position assise et contrastées par rapport au fond. Les caractères ont une hauteur de 1,5 centimètre au minimum pour une lecture proche, de 15 centimètres pour une lecture à 4 mètres et de 20 centimètres pour une lecture à 6 mètres.

Lorsque le système d’information comporte des commandes, leur surface de contact tactile est située entre 0,90 mètre et 1,30 mètre du sol. Ces éléments sont identifiés par un pictogramme ou une inscription en relief.

Le dispositif peut être atteint par une personne en fauteuil roulant, un espace d’au moins 0,90 mètre par 1,30 mètre en permettant l’usage sans danger. Lorsque des messages sonores doublent les messages visuels, ils sont délivrés par un matériel permettant à une personne présentant une déficience auditive de les comprendre.

Les escaliers et, chaque fois que cela est possible, les autres équipements susceptibles d’être signalés au moyen d’idéogrammes sont indiqués de cette manière.



 

Monsieur le maire ne peut arguer sur le fait qu’il n’a pas eu connaissance de mes écrits, puisque non seulement je lui ai adressé ceux-ci par courrier électronique à mairie@ville-pelissanne.fr mais j’ai également déposé dans la boite aux lettres de la mairie 3 impressions papier dudit article.

 

 

Les mal-pensant diront qu’il s’agit d’une mauvaise volonté de la part de notre maire, pas du tout, ces gens là monsieur… ne comprennent rien au fonctionnement des collectivités territoriales. Il faut tout simplement que le Conseil Municipal se réunisse, qu’une délibération soit votée à l’unanimité, qu’ensuite cette délibération soit entérinée par le Préfet de Région,

puis soumis à la signature, de FRANCOIS (FILLON), CARLA, NICOLAS et PIMPRENELLE ! Voilà tout simplement le pourquoi  de ce retard dans l’exécution des travaux de « mise en conformité » !

 

Oyez Pélissannais, dormez-en paix, votre maire s’occupe de vous !

 

P.S. : par contre nos concitoyens à mobilité réduite ont pu admirer, (sans le moindre problème de visibilité) pendant plusieurs semaines la bobine de notre maire sur les panneaux publicitaires (1,20m X 1.70m), les informant qu’ils pouvaient être reçu sans rendez-vous le mercredi matin ! Au fait quel a été le coût de cette « campagne publicitaire » ? Les associations  qui, « à cause de la crise », ont vu leurs budgets  « rognés » apprécieront !

  

Les associations de nos voisins salonnais sont en droit de poser la même question à leur maire. Pendant de nombreuses semaines sur des panneaux identiques, ils ont pu voir la photo de Michel TONON !

Si de telles pratiques sont inacceptables de la part d’une municipalité de « droite » elles le sont encore plus de la part d’une municipalité de « gauche », c’est encore plus scandaleux !

Ces pratiques « narcissiques » qui coutent de l’argent aux contribuables sont absolument à bannir !  

 

 

Par Gilbert - Publié dans : MONTECOTLAND
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Retour à l'accueil

Présentation

SARKOLAND

Règne du magicien Nico-Talonnette et sa troupe de l'Union pour le Maintien des Privilèges

 

visiteurs

Musique

Créer un blog gratuit sur OverBlog - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés